Behind the scenes

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Voyage fini, j’espère que vous avez apprécié ce blog =) Pour celles et ceux qui envisagent un voyage du même genre, je vous écris ce petit article, fruits de mon expérience ! Juste quelques petits conseils :


Préparation

Toujours en avance (comme à mon habitude), j’ai commencé à préparer ce voyage en octobre. Quelques petits trucs à pas oublier :

  • Se renseigner sur la durée des visa touristiques (souvent 30 ou 90j max je crois) et les documents nécessaires pour passer les frontières terrestres (pour les européens le passeport suffit souvent, mais on peut vous demander d’autres documents, comme le certif de vaccination fièvre jaune)
  • Apprendre la langue du pays (au moins les rudiments). Même si on apprend vite sur place, mieux vaut arriver avec la base.
  • Se renseigner sur le coût de la vie et des transports.
  • Faire demande de permis international si besoin.
  • Faire une liste de matériel à emporter (voir plus bas).
  • Faire une procuration de vote si nécessaire, moi j’ai zappé…
  • Envoyer les demandes couchsurfing bien en avance (genre 2 semaines).
  • etc…

J’avais réalisé un trajet prévisionnel reliant les endroits qui me semblaient intéressant. Le trajet effectué lui ressemble beaucoup, avec tout de même quelques modifications. A posteriori je pense que j’avais prévu trop long pour 6 semaines. Il vaut mieux prévoir un itinéraire relativement court pour :

  • Prendre son temps et ne pas stresser « il faut que je soit là dans 5 jours, vite ! »
  • Pouvoir visiter des petits endroits moins connus et plus authentiques, qui demandent souvent plus de temps que les « hauts-lieux touristiques ».
  • Laisser plus de place à l’improvisation, pouvoir changer ses plans facilement selon les conseils/recommandations des autres voyageurs.
  • Avoir un meilleur aperçu de la culture locale.
  • Ne pas enchaîner les longs trajets…

Au final j’aurai bien aimé avoir 2 fois plus de temps pour faire le même trajet, après tout dépend de la flexibilité du calendrier (et des sous !).

Autre conseil : si vous avez des choses à régler, réglez-les avant le voyage pour partir la tête tranquille et ne pas perdre du temps à faire ces tracasseries pendant votre périple !

Vers la fin du voyage il m’est venu une idée assez simple : « faites en sorte que le maximum de vos besoins soit comblés facilement (voir supprimés) durant le voyage pour laisser plus de place à l’inconnu, à l’improvisation et à la découverte. » Je vous laisse méditer là-dessus et faire la liste de vos besoins 😉


Sécurité

Partie importante ; pendant un voyage on n’est pas exposé aux mêmes risques que dans la vie quotidienne, mieux vaut s’y préparer !

Pour les vaccins obligatoires/conseillés et les traitements (pour le palu par exemple) voir les sites pasteur.fr et diplomatie.gouv.fr. Le site du gouvernement est aussi pratique pour connaitre les zones à risques et les recommandations du ministère sur les pays visités.

Les soins médicaux sont souvent beaucoup plus chers à l’étranger (prix multipliés par 3 en Argentine et au Chili), j’ai pris un supplément de ma mutuelle valable pour 6 mois à l’international.

Noter tous les numéros d’urgence des pays visités dans son portable.

Comme c’était un voyage solo, j’ai pris une petite précaution si jamais je me retrouvais inconscient et nécessitant une hospitalisation : j’ai accroché à mon sac un petit panonceau indiquant : nom-prénom, groupe sanguin, allergies, numéro tel de ma mutuelle pour prise en charge des frais médicaux, numéro d’un proche. Ça me semble inconscient de voyager seul à l’étranger sans une carte semblable…

Si le trajet comporte des zones de maladies transmises par les moustiques (sales bêtes !) : vaccins anti-moustique puissant (en pharmacie) + éventuellement moustiquaire

Trousse pharma et de premier secours.

Pour éviter les problèmes et agressions dus aux vols, je pense qu’il existe une solution simple : paraître pauvre et avoir peu d’objet de valeurs dans son sac et sur soi. Comme ça on attire moins l’attention des voleurs et si on se fait tirer son sac c’est moins grave ! Ne pas opposer de résistance à un vol, certains voleurs pouvant alors utiliser couteau ou arme à feu…

J’ai souvent utilisé une petite pochette « banane » que je planquais sous mon t-shirt, et où je mettais mon passeport, une carte de crédit et les grosses sommes de liquide. Cachette infaillible, jamais un voleur n’irai voler cette pochette !

J’ai aussi fait gaffe à ne jamais avoir trop d’argent liquide dans mon porte-monnaie, je planquais le reste dans le sac ou dans la banane.

Matériel de sécu indispensable pour trek en montagne : frontale, sifflet, couverture survie, pastilles de purification…


Les p’tits sous

Sans compter le billet d’avion, mon voyage m’a coûté 1230€, soit 29€ par jour. 1230€ c’est beaucoup mais en même temps ça reste contenu par rapport à ce qu’on voit dans les agences de voyage.

Répartition des dépenses :

  • 40% transport (surtout du bus, un peu de train, de taxi et de bateau)
  • 25% nourriture (marchés, supermarchés et petits restos)
  • 15% hébergement (j’ai juste payé une quinzaine de nuit en auberges de jeunesse/hôtels, sinon j’ai dormi dans des campings très bon marché, dans des bus ou chez des couchsurfers)
  • 20% divers (souvenirs, visites de Tallampaya et d’Uyuni, cyber, lessive…)

Une grosse partie pour le transport donc, qui est bien moins cher qu’en France, mais avec des distances beaucoup plus longues.

Globalement, la Bolivie est moins cher que le Pérou, qui est moins cher que le Chili et l’Argentine. Il est possible de bien vivre en Bolivie avec très peu d’argent, comme 10€/j !

Quelques pistes pour voyager moins cher :

  • Prendre le billet d’avion au moins 5 semaines en avance. Et prendre un billet d’avion aller-retour, même si la date de retour est floue ! Ça revient bien moins cher qu’acheter un billet aller ET un billet retour, et certaines compagnies permettent de changer la date du retour.
  • Privilégier les auberges de jeunesse aux hôtels. En plus, se faire à manger dans la cuisine d’une auberge revient moins cher qu’un resto (sauf en Bolivie !).
  • Essayer le site couchsurfing.com, c’est gratuit, on rencontre des gens sympas et ça permet de visiter les villes différemment =) Ne pas oublier d’offrir un bout de canapé en retour, pour les voyageurs du monde entier 😉
  • Avoir une petite tente et un sac de couchage, pour faire du camping (et de la rando !)
  • Le guide du routard (ou autre) peut être un bon moyen de trouver des bonnes adresses pas cher. Plutôt que d’emporter le guide en entier (lourd !), mieux vaut prendre en photos les pages intéressantes. Sinon on trouve souvent ce genre de guide (en français !) dans les auberges de jeunesses.
  • Quand c’est possible, ne pas passer par des « tour » pour visiter les lieux touristiques.
  • Acheter les billet de bus au dernier moment, ça permet de négocier le tarif et ça élimine le stress de louper le départ.
  • Faire du stop, mais attention : c’est plus facile et plus sûr dans certains pays que dans d’autres ! Super site ici : hitchwiki.org

Avant de partir, mieux vaut se renseigner sur ses frais bancaires à l’étranger, et éventuellement prendre un forfait international qui supprime ces frais.

C’est une bonne idée d’avoir 2 cartes bancaires, rangées dans 2 endroits différents. En cas de vol d’une d’entre elles c’est moins la galère !


Dans mon sac à dos il y a…

J’ai voyagé avec un sac à la fois petit (45L), léger (6.5kg) et permettant une grande autonomie. Je vous conseille d’accorder une attention particulière à la taille et au poids du sac ; beaucoup de backpackers rencontrés voyageaient avec un gros sac lourd, et franchement je les plaignais !

Pour moi avoir un sac léger présente de nombreux avantages :

  • Pouvoir le porter une journée entière sans se fatiguer, ne pas être obligé de chercher un « pied à terre » dès la sortie du bus !
  • Voyager avec dans les transports en commun, et ainsi éviter le « vol de soute ».
  • Avoir moins d’affaires permet de faire son sac plus rapidement, et réduit les chances de perdre des objets.
  • Un petit sac attire moins l’attention des voleurs. (C’est ce que je pense, mais ça reste à prouver !)
  • Moins le sac est rempli, plus ça laisse de la place pour la nourriture et les souvenirs !
  • Le plaisir de se déplacer léger, avec un minimum d’affaires !

Petit sac => mobilité assurée :

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Pour moi, avoir un deuxième petit sac en plus du sac à dos est une grande connerie : c’est pas pratique et il y a le risque de se faire voler le petit sac lors des déplacements !

Je vais pas vous détailler tout ce que j’avais dans mon sac (ça serait pas très utile), mais je peut vous donner ce conseil : allégez au maximum votre sac tout en garantissant un niveau de confort qui vous convient.

Pour alléger un sac, c’est beaucoup plus facile/économique de retirer les objets inutiles/redondants que d’acheter du matériel ultra-light. En particulier pour les vêtements : j’en avais pas beaucoup mais c’était suffisant : 2 ensembles de sous-vêtements, 1 short, 1 pantalon avec pattes dézippables, 1 softshell et 1 poncho. Je devais faire des lessives très régulièrement, mais c’était des lessives rapides.

Pour avoir une idée précise du poids du matos, c’est simple : suffit de le peser !

Après c’est sympa d’avoir un sac léger, mais c’est encore mieux si il est bien réglé ! Plein de conseils sur le net pour les réglages, en particulier pour la ceinture ventrale.

Matériel très utile : boule quies, bouteille d’au moins 1L (à adapter selon les régions), pastilles de purification, tongs, trousse pharma, trousse de couture/réparation, petit cadenas pour les auberges de jeunesse.

Ma fidèle bouteille qui a tenu bon pendant 42 jours :

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Le matériel de rando peut également être utile, tout dépend de ce que vous comptez faire de votre voyage.

Un excellent site pour se concocter un sac de rando tout léger : randonner-leger.org

Pour bien organiser son sac et éviter de perdre du temps à fouiller dedans, il existe une solution infaillible… les sacs de congélations ! En plus ça permet de comprimer les vêtements !

Pour sécuriser mon sac contre les pick-pockets, je fermais souvent les poches latérales avec des petits mousquetons de porte-clés.


Voili voila, j’espère que ces conseils vous seront utiles 😉 Si vous avez la moindre question sur quoi que ce soit hésitez pas !

Là j’ai commencé à travailler à l’université de Cordoba, honnêtement ça risque d’être plutôt tranquille =) Je me suis installé dans une résidence toute mignonne avec une quinzaine d’autres étudiants, le bonheur ! Les vacances ont beau être finies, j’ai l’impression qu’elles continuent !

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Suite et fin !

Dimanche 08/03

Adrien et moi sommes dans le bus direction La Paz. Avec nous, des touristes néo-zélandais et argentins mais surtout beaucoup de boliviens. Les argentins me proposent de jouer au jeu de carte « el Capitalista ». J’ai peur de rien comprendre mais en fait ça ressemble beaucoup au jeu du président, c’est même exactement pareil !

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Après un petit bout de route vers l’est le bus arrive à un « détroit » du lac Titicaca qu’il va falloir traverser ! Le bus embarque sur un bac (pas l’air très stable !) et nous dans un petit bateau.

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5 minutes de traversée et on reprend la route. Route d’ailleurs en mauvais état, on est plutôt secoué. À 16h on entre dans la Paz, la ville est le royaume de la brique : on ne voit que ça ! Vraiment moche, en plus les bâtiments ont l’air inachevé, les fers à béton dépassent des toits plats…

Le bus nous débarque au milieu de la ville, et de là on rejoint le centre, plus joli que le reste !

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Beaucoup de gens dans la rue, beaucoup d’animation ! On trouve un hôtel « routard » dans une petite rue, c’est pas cher et c’est rempli de français. Adrien voulait voir un spectacle de lutte où des boliviennes en tenue traditionnelles s’affrontent sans pitié, mais ça commençait à 16h et il est un peu tard =/ A la place on retourne visiter les environs, plein de gens s’attroupent sur la place San Fransisco pour regarder des spectacles de rue et observer des clowns. Adrien se fait repérer par un clown nain qui lui saute dans les bras ! (malheureusement j’ai pas la photo !)

Le soir on se fait des bonnes pâtes bolognaises à l’hotêl, c’est aussi cher qu’un resto (!) mais ça fait du bien de se faire soi-même à manger !

Lundi 09/03

Le matin on va au cyber vers 11h puis on va manger au centre commercial, un sorte de gros labyrinthe sur pleins d’étages où on trouve de tout : des jus frais, les derniers films d’Hollywood, des babyfoots… On arrive à trouver ce qui doit être un des menus de resto les moins cher au monde : soupe + plat de résistance à 9 bolivianos (1,24€).

L’aprem Adrien fait le tour des agences touristiques pour se renseigner sur la « Death Road » en VTT, mais c’est cher et il finit par abandonner l’idée. De mon coté j’achète quelques souvenirs, les boliviens sont plutôt forts dans le textile, et leurs tissus sont assez jolis !

On arrive à la place Murrio, le sol est tapissé de pigeons, pire qu’à Paris !

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On entre dans le ministère de l’économie en pensant que c’est un musée, c’est pas trop moche mais ça a l’air plutôt petit pour un ministère de l’économie.

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Le soir je dis bye-bye à Adrien, je me dirige vers le terminal, j’achète mon billet et je mange dans un snack en compagnie d’un vieux militaire de l’armée de l’air. J’embarque à 20h dans un bus touristique direction Uyuni !

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Mardi 10/03

Le soleil me réveille vers 7h, j’ai super bien dormi dans mon siège cama !

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Le paysage qui défile est un peu plus désertique que dans la région de la Paz, et à 8h je débarque à Uyuni. La ville est comme toujours en forme de damier et les bâtiments sont plutôt bas ici.

Je me fais rapidement interpeller par une bolivienne qui me vante son agence touristique, les prix ont l’air intéressants, pourquoi pas ! Après ma pause cyber quotidienne je me rends à son agence, là beaucoup de jeunes attendent pour partir découvrir le Salar d’Uyuni. La patronne finit par arriver et je réserve mon tour 2j au dernier moment. Je monte dans un Land Rover en compagnie de 5 argentines, 2 brésiliens et un conducteur peu bavard. On sort d’Uyuni pour arriver à un cimetière de trains, l’endroit fait très western et est envahi par une armée de touristes qui grimpe partout !

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On remonte dans le 4X4, on traverse une zone saturée de déchets et après la visite d’un marché artisanal on arrive enfin au Salar ! Avant c’était un lac, puis il s’est asséché et a donné le plus grand désert de sel du monde : 10 582 km carré ! La moitié des réserves de lithium exploitables !

Très plat et très blanc, c’est assez unique comme paysage !

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A midi on rejoint un grand restaurant tout seul dans le désert, on prend plein de photos puis on mange des milanesas bien grasses sur une table de sel. On reprend la « route » et on s’arrête à l’ « île » Incahuasi, recouverte de cactus.

Sur la route du volcan Tunupa, un pneu explose, apparemment c’est assez fréquent par ici, les pneus doivent pas trop aimer le sel. Pendant que le chauffeur répare, les argentines, les brésiliens et moi on observe les alentours : du sel et du ciel ! Et des montagnes aussi, au loin, qui semblent flotter au dessus de l’horizon.

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Le soir on s’installe au pied du volcan Tunupa, dans un hôtel de sel : murs en sel, sol en sel, tables en sel, sommier en sel…

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Après un splendide coucher de soleil, repas en compagnie des passagers d’un autre 4X4 : des allemands que j’avais déjà croisé sur le bateau de la Isla del Sol !

On nous propose de faire l’ascension du volcan demain, chouette ! On est 7 motivés : 5 allemands, une hollandaise et moi. Coucher tôt !

Mercredi 11/02

On monte dans le Land Rover à 4h qui emprunte une petite piste montante et nous dépose un peu plus loin à 4000m d’altitude. Il fait nuit noir et on peut voir la voie lactée s’étendre au dessus de nous, splendide =)

On marche entre les petits arbustes, le grand volcan devant nous est loin… Notre guide est un petit monsieur d’une soixantaine d’année, il impose un rythme rapide au début mais finit par ralentir, ouf !

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On voit les premières lueurs au loin, au dessus du salar. La pente se fait bientôt plus raide, et le chemin devient un sillon tracé dans le champ de caillou.

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A 7h, le soleil est déjà levé. On atteint un joli point de vue et on en profite pour faire une grosse pause. A 4900m on s’essouffle très vite ! Ici plus aucune plante, rien que du minéral et un peu de neige encore plus haut.

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La dernière montée est difficile pour tout le monde, la pente est rude ! Enfin à 9h on arrive au sommet =) La vue est formidable, ça valait le coup !

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La descente se fait beaucoup plus vite. La grosse pente permet de faire des glissades sur les petits cailloux, c’est sympa =)

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Sur le chemin du retour on fait une petite pause pour visiter une grotte abritant 7 « mumias » datant de 1200 ans. C’est plus des squelettes que des momies, et on se croirait dans un film d’horreur !

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Enfin retour à l’hotel, et repos ! On reprend le 4X4 l’après midi, on refait le trajet dans l’autre sens. Le conducteur ne suit aucune trace, j’ai l’impression qu’on navigue dans un océan tout blanc !

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A Uyuni je recroise Adrien qui vient d’arriver sur place, mais je dois vite repartir vers le sud en prenant un bus à 20h. Le bus va vers le sud en empruntant une mauvaise piste pleine de nids de poules, il vibre de partout et fait un boucan d’enfer mais il tient bon. Je mets mes boules quies et je m’endors rapidement… Quand je me réveille le bus est arrêté près d’une rivière et doit attendre 1h ou 2 que son niveau baisse. Bouah, je me rendors.

Jeudi 12/02

Je me réveille au milieu de la nuit et je me rends compte que je suis seul dans le bus, qui pourtant continue à rouler… Bizarre, très bizarre…

Ah non en fait je suis pas complètement seul, y’a une autre passagère pas très loin, elle me dit que c’est normal et que tous les autres sont descendus à la dernière ville. Ouf !

A 5h j’arrive à Villazon, petite ville située à la frontière Bolivie-Argentine. Je rencontre Johana, une allemande qui me dit que c’est même possible de traverser la frontière à pied, cool ! On attend le lever du soleil dans le terminal et elle m’apprend que dans 2 mois elle va enseigner l’allemands aux écoliers des îles Galapagos, pas mal comme boulot…

A la frontière je rencontre à nouveau les allemands (le monde est petit !), et on fait la queue pendant 1h…

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A la Quiaca, ville jumelle de Villazon, je prends un bus direction le sud, Jujuy. Et qui c’est qui monte dans le bus au dernier moment ? Les allemands évidemment !

En début d’après-midi j’arrive à Jujuy puis je rejoins la périphérie de la ville dans l’idée de faire du stop jusqu’à Cordoba (ou au moins jusqu’à Tucuman). Je m’installe dans une station service mais après 1h toujours rien, je me dirige donc vers un rond point plutôt bien placé.

En chemin un pick-up s’arrête à mon niveau, la passagère est une vieille femme, ça doit être une voyante ; elle me propose de lire dans les lignes de ma main. Au début c’est rigolo, puis elle essaye de deviner combien j’ai d’argent liquide sur moi pour pouvoir « bénir mon argent »… Beaucoup moins marrant, du coup je lui dit bye-bye et je continue ma route.

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Pas plus de succès pour le stop au rond point, je retourne au terminal et j’essaye de dénicher le meilleur prix pour Cordoba.

Là je me rends compte que les prix sont très élevés par rapport à la Bolivie, et que c’est pas trop possible de négocier… Je paye 760 pesos (82€) pour faire 900km, ouille le porte monnaie !

Au moins le bus est confortable, encore heureux !

Vendredi 13/02

Je me réveille en même temps que le soleil et je vois des grands champs qui défilent sous mes yeux.

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Pas de doute, je suis plus très loin de Córdoba. On traverse quelques petites villes « agricoles », plutôt désertes ce matin.

On entre dans Córdoba en milieu de matinée, la ville est plutôt grande : 1,4 million d’habitants. C’est là que je vais passer mon prochain semestre ; après 42 jours de voyage ça fait bizarre de devoir se poser comme ça…

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La fin d’une aventure, le début d’une autre !

¡Bienvenidos en Bolivia !

lundi 02/03

Je me réveille tard, encore tout fatigué de la semaine passée. Mes mollets sont très douloureux (sans doute dû à la descente de la montaña machu Picchu. Pas grand chose de splendide aujourd´hui, je me repose et je me balade un peu dans le centre à la recherche d´un resto et d´un cyber.

Le soir je rencontre un jeune canadien de 18 ans, il a plein d´histoires à raconter et « he pretend to be french » auprès des autres résidents de l´hotel. Au bar du soir, je rencontre Jean-Marie, un jeune charpentier de marine habitant le finistère ! Le monde est petit (ou alors les bretons voyagent beaucoup !). Il me parle de la patagonie, ca a l´air splendide, mais en 6 semaines je pouvais pas tout visiter ^^ Et encore, mon rythme de voyage est assez soutenu !

Mardi 03/03

Encore une journée « banale » à Cusco, le soir je file au terminal et je pars en bus à 10h30. 30 minutes de retard, c´est à peu près la moyenne ici. Je commence à avoir mal au ventre peu après…

Mercredi 04/03

Je suis malade comme un chien pendant tout le trajet de nuit, sans doute la pire nuit du voyage… C´est sans doute à cause du déjeuner d´hier ou de l´eau du robinet que j´ai bu au terminal.

J´arrive à Puno à 6h, j´achète une grosse bouteille de coca et je repars à 7h. Le bus est rempli d´asiatique ; le lac Titicaca vers lequel je me dirige est une destination très touristique. On passe la douane vers 11h, pas de problème cette fois, les douaniers sont toujours aussi blasés.

Arrivé à 13h à Copacabana, je rentre dans le premier hotel venu et je passe l´aprem dans une chambre ; à dormir, manger et boire. Je sors à 17h, je visite la ville et ses boutiques, elle est pas vraiment jolie mais le lac remonte le niveau (petit port sympa). Je profite d´un joli coucher de soleil sur le port puis dodo.

Jeudi 05/03

Je me lève tôt : je dois embarquer à 8h30 pour la Isla del Sol ! J´arrive à 8h10 au port, 2 néo-zélandais me proposent une part de gateau fait maison, miam ! Ils me demandent « You´re coming from Pérou ?? » Bah ouais et apparement mon portable s´est pas mis à l´heure locale, il est 9h10 et j´ai loupé mon bateau.

Pas grave, je retourne à la boutique où j´ai acheté mon billet, un petit peu de blanco et finalement j´embarque dans un autre bateau à 13h30. Je m´installe sur la « terasse » du bateau pour profiter du paysage et là je rencontre 2 compatriotes qui devinent immédiatement que je suis aussi français (ma couverture est très mauvaise ^^). Flavien 30 ans vendéen et Adrien 21 ans de strasbourg voyagent ensemble depuis le Pérou et ils sont très sympa ! On est vite rejoint par des chiliens, le voyage dure 2h et est très agréable ! Jolis paysages qui font un peu penser à la Méditerranée.

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On arrive au village nord de la Isla del Sol : Challapampa. Petit village très mignon, il conserve une certaine authenticité malgré les quelques touristes qui traînent.

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Je me pose tranquillement sur la pelouse du petit port, les enfants de l´île jouent à coté de moi pendant qu´un touriste « roots » joue du djembé =)

Adrien et Flavien me rejoignent et on va manger sur la terasse d´un petit resto, le menu est classique (soupe + poulet) mais peu cher. La petite Camila, 5 ans, vient nous proposer de la mayonnaise et en profite pour essayer nos bonnets !

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Le soir on va à la plage de l´autre coté de Challapampa (à peine 100m de marche). Là le paysage est joli et très reposant =) Beaucoup de touristes doivent partager mon avis car une vingtaine de tentes peuplent la plage !

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On y passe un petit bout de temps puis le soleil va se cacher derrière une colline, on décide donc d´aller dans la crique voisine pour profiter du coucher du soleil. le chemin monte et on arrive sur la partie haute du village ou des enfants jouent au foot dans la cour de récré de l´école. On est bien tentés de les rejoindre, mais avec l´altitude on aurait aucune chance !

Arrivés à la crique le soleil est déjà couché mais on s´assoit quand même pour admirer le lac et les collines. Je pensais ne passer qu´une nuit sur l´île, mais sa tranquilité me persuade d´en passer deux =)

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La nuit tombée j´installe ma tente sur la plage. Je prends des cailloux sur un tas mais mon voisin m´avertit que ce tas de cailloux est sacré pour les gens de l´île (!). Je les re-pose et j´en prends d´autres. La pluie commence alors que je finis mon petit repas, je file au dodo !

Vendredi 06/03

Je suis réveillé aux premières lueurs du soleil par la toile de tente qui se colle à mon visage… Bizarre, avec les gros cailloux que j´ai mis ma tente aurait du tenir ! Je regarde à gauche et je vois les pieds d´une bolivienne qui est en train de récolter les pierres de la tente du voisin ! J´attends qu´elle parte puis je sors de ma tente détendue, et je remets des pierres (non sacrées !) pour finir ma nuit.

Je suis réveillé une deuxième fois par des cochons et quelques vaches qui gambadent sur la plage, en direction des « paturages » je suppose. Y´a pire comme réveil !

Le fameux tas de cailloux sacrés :

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Je rejoins Flavien et Adrien qui ont dormi à l´hôtel, aujourd´hui on part explorer le nord de l´île ! Les paysages se succédent pendant la marche, ils sont tous différents d´un endroit à l´autre !

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Après 2km l´île devient beaucoup plus aride, on arrive à la table de sacrifice Inca, puis à un grand édifice (el labirinto) encore bien conservé. Le soleil tape fort ici !

On retourne tranquillement au village pour se manger un petit truc. La Isla del Sol a l´électricité, mais l´eau courante n´est pas dispo partout : la chasse d´eau des toilettes du resto se fait à la main, avec un petit seau.

Ici même les chiens errants sont gentils :

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Le soir on rencontre un français, des chiliens et des argentins sur la plage, on part tous ensemble pour comtempler le coucher de soleil du « mirador ». Mais malheureusement le mirador est interdit aux touristes et on se retrouve au port à chanter accompagnés d´une guitare et d´un harmonica.

Samedi 07/03

Aujourd´hui je pars vers le sud de la Isla del Sol en compagnie, toujours, de Flavien et Adrien. 7km de randonnée à travers des petites criques, des hameaux riquiquis, et des minuscules vallées, c´est beau ! Mes compagnons de routes sont assez intéressés par mon petit sac, faut dire que 6.5kg sur le dos au lieu de 15 c´est mieux !

Sur le lac Titicaca la météo semble se répéter à l´infini : nuageux le matin, beau l´aprem et grosse pluie la nuit.

On arrive à Yumani, le village du sud, c´est vraiment pas la même ambiance : ici on vise une clientèle plus haut de gamme et moins « roots ». Les paysages sont plus verts et plus jolis, mais le sud de l´île n´a pas la même alchimie touristes-locaux que le nord.

Peti menu en terasse, petite visite du village (très bel escalier menant au port). Des bateaux arrivent et déchargent leurs touristes et leurs marchandises. Les guides s´occupent des touristes et les ânes des marchandises. On embarque sur le bateau du retour avec un peu de retard, ce qui énerve beaucoup une francaise (elle a pas encore bien assimilé le mode de vie du continent !).

Les 2h de trajet passent vite, le soleil couchant rend la vue encore plus belle qu´à l´aller !

On prend un hotêl à Copacabana, puis resto et bar !

Dimanche 08/03

Bonne nuit de repos, malgré la concavité du lit (problème récurrent en Bolivie). Aujourd´hui Adrien et moi partons à la Paz pendant que Flavien fait des provisions et repart pour une semaine sur l´île du soleil (chanceux !).

On se promène près de la grande église et on découvre le phénomène de « bénédiction des véhicules » ! Les voitures sont couvertes de fleurs et colliers, sont bénies, et profitent ainsi de nombreuses années sans accidents !

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À midi Adrien et moi montons dans un bus, direction La Paz, capitale la plus haute du monde !

-> Voilà, le voyage touche à sa fin, c´est difficile de se dire ça, mais je vais bientôt retrouver le confort de la vie sédentaire. Ultimes étapes : La Paz et Uyuni !

Sur la trace des Incas !

Samedi 21/02

En cette belle fin d´après midi je pars visiter un peu plus Cusco. Pas pressé, je sillonne les rues tranquillement. Ici les gens sont physiquement très différents des argentins et des chiliens, leurs traits reflètent nettement leur héritage précolombien. Ils sont globalement assez petits, et les plus agés portent des vêtements traditionnels. Les femmes ont souvent un drap noué sur le dos en guise de sac, avec parfois un petit bébé á l’intérieur !

J´arrive à la place principale, la Plaza de Armas. Avec le coucher du soleil l´endroit est vraiment beau, la fontaine au centre est entourée par des pelouses, elles-mêmes entourées par de vieux batiments aux toits de tuiles. Au loin on peut voir de nombreuses collines verdoyantes surplombant la ville. Y´a pas à dire, Cusco a un certain cachet ! Autour de la place, beaucoup d´agences touristiques, des boutiques outdoor, mais aussi quelques galeries artisanales bien sympatiques. Vêtements en laine, masques en papier, couteaux sacrificiels en pierre…

Dimanche 22/02

Lever tôt et bon petit déj´ en compagnie d´un chilien et de 3 israéliennes. Après ça, grosse préparation de la semaine à venir =)Au programme beaucoup de marche, une météo incertaine et la visite de 2 anciens villages incas : Choquequirao et Machu Picchu. Beaucoup d´agences proposent ces « tours », mais je préfère le faire par moi même, pour des raisons de coûts et de flexibilité. En plus, l´idée d´avoir un porteur pour transporter mes affaires et le matos de bivouac me dérange terriblement ! Alors ça se fera en autonomie, comme le Tour du Mont-Blanc de l´été dernier avec l´ami Clément Ferrec =)

Forcément ça demande plus de préparation, mais comme ça j´ai le sentiment d´être plus futé et moins « guidé ». A midi je pars en ville pour réserver un ticket Machu Picchu, pas de bol c´est fermé le dimanche … Sur le retour je croise quelques péruviens déguisés, puis beaucoup de péruviens déguisés : on dirait qu´aujourd´hui c´est le Carnaval de Cusco !

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L´essentiel du Carnaval se déroule à la Plaza de Armas, plusieurs « delegaciones » dansent en costume et défilent autour de la place, la foule est au rendez- vous et l´ambiance au rdv : tout le monde s´asperge de neige en spray et se balance des bombes à eau ! Un super événement qui rassemble toutes les couches de la population et aussi pas mal de touristes.

Derniers préparatif, derniers achats et bouclage du sac : il est prêt pour 5 jours d´autonomie : 11 kg, dont 6 kg de matos, 3,5 kg de nourriture et 1,5 L d´eau.

Lundi 23/02

1er jour de marche.

Levé tot, j’achete mon ticket Machu Picchu á 7h30 et à 10h je prends un bus vers Abancay. Les paysages sont toujours aussi agréables, on traverse plein de vallées, petites ou grandes, elles sont toutes luxuriantes de végétation ! Je descend du bus au Ramal de Cachora, de lá descend une petite route vers le village de Cachora.

Une voiture est stationnée au niveau du croisement, je monte dedans et son conducteur m’emméne au village pour 30 soles.

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On arrive bientot à proximité de Cachora, mon chauffeur zigzague entre les poules et les cochons et me dépose à la petite place centrale. Là il essaye gentiment de m’arnaquer en prétendant qu’il n’a pas la monnaie sur mon billet de 50, mais il finit par trouver 15 soles dans son porte monnaie.

Je commence le sentier à 16h, je traverse un petit cours d’eau et une petite forêt puis je rejoins une piste qui part vers le nord. Bientot la piste tourne vers l’ouest, m’amenant dans une vallée vaste et sauvage, la vallée de la rivière Apurimac. A 17h30 je passe devant une maisonette où se reposent 2 francais et leur muletier, qui reviennent de Choquequirao. Ils sont épuisés et me souhaitent bonne chance pour la suite.

Un peu plus loin la piste se transforme en petit chemin, je franchis le col de Capuliyoc et j’arrive à un promontoire qui surplombe fièrement la vallée. J’en profite pour prendre en photos les pics enneigés au loin, mais la nuit est déjá est train de tomber…

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Je descend rapidement la vallée vers l’ouest et je suis obligé d’allumer ma frontale peu de temps aprés. Je traverse une zone d’éboulis et me retrouve dans une sorte de jungle remplie de plantes étranges. J’apercois une petite lumiére tremblotante au loin puis elle disparait. Peu aprés, à 19h30, j’arrive enfin au camping que je cherchais, un petit terrain plat à coté d’une ferme familiale. Là je rencontre un couple de jeunes belges, ils sont sympas et ils m’informent entre autre de la présence de vipéres et autres tarentules dans la région. Chouette ! Je mange mes pâtes, je monte ma tente sous la pluie, et au dodo !

Mardi 24/02

2ème jour de marche.

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Je pars du camping à 7h, bien après les belges.

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Je descend tranquillement la vallée et à 11h j’arrive au pont enjambant la riviére Apurimac. Ce pont a à peine 6 mois, le précédent ayant été emporté par une crue il y a quelques années.

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J’entame alors une grosse grosse montée… L’altitude est basse (1480m au niveau de la riviére) et il fait vite trés chaud. Je sue à grosses gouttes en montant lentement le chemin très pentu… On ne croise pas souvent des chemins aussi pentus en France. En début d’aprés midi je retombe sur les belges qui déjeunent dans une ferme. Je picnique un peu plus loin, à l’ombre =)

Je monte encore et toujours, les lacets s’enchainent et je me fais rattraper par les belges qui ont laissé leur sac à la ferme. A 15h la grosse montée laisse enfin sa place à un faux plat montant, et après un tournant j’apercois enfin Choquequirao ! Beaucoup de terrasses sur le flanc boisé de la montagne, et quelques constructions sur la crête. C’est beau et la construction a du être difficile ! Les incas ne manquaient pas de temps et de courage.

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Je traverse le petit village de Marampata , perdu au milieu des montagnes. Ici les gens vivent simplement, loin du rythme de la ville. J’achéte des barres chocolatées dans une petite maison puis je continue la route. L’atmosphére devient plus humide et je pénétre dans une forêt ou de petits ruisseaux coupent réguliérement la route. A 16h j’arrive au camping du site (environ 3000m) où je laisse mon sac avant d’aller visiter la partie basse de Choquequirao. Cette ville a été un centre culturel et religieux de l´empire Inca. Le dernier empereur Inca s´y est probablement réfugié pendant la conquête espagnole, avant de se faire capturé puis décapité à Cusco.

J´arrive à un enorme ensemble de terasses à coté d´une petite chute d´eau, l´endroit est très calme : je suis le seul sur les lieux.

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Je descend et je monte des escaliers raides et étroits, épuisant après une journée de marche ! La remontée jusqu´au camping est elle aussi très dure… Aucune pancarte pour se repérer dans tous ces sentiers forestiers !

Je suis aussi le seul touriste au camping, du coup je mange avec l´équipe de restauration-gestion dans un petit baraquement décoré d´affiches de « pin-up ». Le chef m´offre un bol de purée de ???, pas très raffiné mais nourissant. Ils discutent des problèmes économiques du Pérou, de la mode des smartphones, de tout et n´importe quoi…

Mercredi 25/02

3ème jour de marche.

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J´ouvre ma tente et je peux voir la vallée envahie d´une brume mystèrieuse… Je remballe vite mes affaires et je pars cette fois-ci à la découverte de la partie haute.

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Beaucoup de maisons et édifices éparpillés en haut de la montagne, les murs sont très épais et les pierres sont parfaitements agencées : c´est du costaud !

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À 11h il est l´heure de partir, je demande le chemin à un des travailleurs, il me donne plein d´instructions et de conseils, sympa ! Apparement je peux prendre un taxi au vilage de Yanama, ce qui raccourcit le trek de 5j à 4j.

Je monte un petit peu et j´arrive sur l´autre versant de la montagne. Là le chemin descendant devient assez traitre, prudence ! A 14h j´arrive aux terasses précolombiennes de PinchaUnuyoc ou je peux enfin recharger ma bouteille d´eau =)

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La vallée qui m´entoure est extrêmement sauvage : à part le sentier, pas une seule trace de notre civilisation.

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Je descend encore et toujours,bientôt les herbes hautes débordent sur le chemin, je me fraye un passage avec mes batons. À 15h30 j´arrive enfin au Rio Blanco (1800m), un gros torrent très puissant.

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Je le traverse sur un petit pont de bois puis j´entame la montée.

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Je croise plein de petites bestioles sympathiques : papillons, guêpes de la taille d´un papillon, vers façon Koh Lanta, petite tarentule morte…

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Pour économiser mes forces je monte lentement et je me mets en mode « automatique » : pied gauche-baton droit, pied droit-baton gauche… J´ai l´impression que je pourrai marcher des journées entières comme ça. Pourtant je commence à fatiguer à 18h, je dois trouver la ferme-camping Maizal pour avoir de l´eau et un endroit où camper.

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Enfin à 19h ma frontale éclaire un panneau indiquant Maizal sur la gauche, je marche sur le petit sentier longeant le flanc abrupt de la montagne, les dernières lueurs du soleil disparaissent bientôt. Une libellule-luciole se pose sur un rocher devant moi, puis sur un autre 10m plus loin, on dirait qu´elle m´indique le chemin. J´ai l´impression d´être dans un conte pour enfants !

Arrivé à la ferme Maizal je suis accueilli par 2 chiens pas très cool puis par un vieil homme plus cool. Il me conseille de dormir de dormir dans une minuscule chaumière, ça tombe bien j´avais la flemme de monter ma tente ! Je lui achète une bière Cusqueña et je la déguste dehors pour admirer l´orage qui illumine la vallée d´en face. Plaisir simple mais intense ! Finalement l´orage se rapproche de la ferme, et la pluie vient avec. Je me réfugie dans la chaumière, bien au chaud dans mon duvet.

Jeudi 26/02

4ème jour de marche.

Je me réveille à 7h30, chocolat chaud + muesli, puis douche froide. Quand je sors de la douche le soleil est au rdv et je peux sentir une odeur de feu de bois dans la basse-cour : chouette !

Je reprends la marche à 10h, à midi je croise une dizaine d´ouvriers chargés d´entretenir le chemin. Après les avoir dépassés le sentier devient justement beaucoup moins facile, avec des rochers et des ruisseaux de partout. J´arrive à l´altitude « forêt » et la brume commence à s´installer. Je ressors de la forêt et la végétation devient banale, on se croirait en Europe. En haut d´un gros monticule de cailloux je passe devant un tunnel qui s´enfonce dans la montagne : j´arrive dans le secteur des anciennes mines. Je prends ma pause déjeuner au niveau du col de San Juan (4050m), le temps est déguelasse, brouillard + pluie.

Je descends le flanc de la montagne pour arriver à des falaises noyées dans la purée de poix. La falaise a été creusée pour laisser passer le chemin, et marcher sur ce chemin est assez impressionant : lorsaque je regarde en bas je ne vois pas la vallée, juste le précipice et le brouillard. A ma gauche de nombreuses entrées de mines. Je sors des falaises, je descends un petit chemin en lacet, et à 17h j´arrive au village de Yanama, au fond de la vallée. Je trouve un camping ouvert, le gérant me dit que la piste est impraticable pour les voitures (éboulements) -> une nouvelle journée de marche demain !

Vendredi 27/02

5ème jour de marche.

Après une nuit bien pluvieuse je me lève à 5h30, avant le soleil. Je me prépare et je paye le camping, le gérant me fait payer 2 soles pour la recharge de ma Gopro ! Apparement l´électricité est chère dans ce village reculé…

Je remonte tranquillement la vallée vers l´est, je croise quelques marcheurs qui partent travailler à Yanama.

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La vallée est large, avec beaucoup de paturages pour les vaches, on se croirait dans les Alpes. Je traverse beaucoup de ruisseaux qui coupent la piste, faut pas oublier qu´ici c´est la saison des pluies !

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A un moment 2 taureaux me barrent la route, ils sont tenus en « laisse » par 3 hommes qui sont en train de faire une pause. Ils m´expliquent qu´ils amènent les taureaux à Totora, et de là ils prendront un camion à 14h vers Santa Teresa. Je pourrai prendre le camion pour seulement 15 soles =) Ils repartent peu après, ils courent en tirant sur les cordes des taureaux (très énervés). Ça l´air super épuisant et dangereux, mais les 3 hommes font preuve d´un sacré savoir-faire. Je les rencontre 2 autre fois lors de leurs pauses, puis ils disparaissent loin devant ; ils vont vraiment vite !

J´arrive à un large plateau ensoleillé dominé par des montagnes et un petit glacier. Je suis environ à 4000m et je sens le manque d´oxygène. La montée est difficile pour les poumons, je dois adapter mon rythme. Je vois le col que je dois traverser, il est encore loin. J´abandonne la route pour un sentier qui monte plus franchement, j´approche d´un autre glacier, il est tout près !

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Vers midi je passe enfin le col de Totora (4630m, le point le plus haut du parcours !).

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De l´autre coté un brouillard enveloppe la vallée. Je presse le pas pour arriver à l´heure à Totora. Le paysage est toujours aussi alpin, et j´arrive à 13h40 au village de Totora. Le camion arrive à l´heure et vient caler son arrière sur une butte spécialement faite pour charger le bétail.Les 3 hommes galèrent pour charger les taureaux maosfonossent par y arriver. Le conducteur, un petit jeune très cool me dit que je peux monter au dessus de la remorque, sur un petit parapet surplombant les taureaux. Je m´installe en compagnie de 2 autres passagers. Le camion démarre, s´arrête un peu plus loin pour charger 2 vaches et 2 autres taureaux. On descend la vallée, le versant s´incline de plus en plus… En haut du camion les sensations sont fortes et je m´aggripe fermement !

Dans un virage le camion s´embourbe méchamment, l´essieu avant touche le sol… On le libère, on cale quelques pierres sous les roues et au bout de 45 minutes et 3 essais le camion est délivré ! Ouf !

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On descend la vallée et la jungle reprend ses droits. On croise de plus en plus de villages et de plantations de bananes. Du haut du camion je doisà la fois anticiper les dos-d´ânes et les feuilles qui pendouillent ! À 17h on arrive à Santa Teresa où les bovins sont débarqués sans délicatesse. Ça m´étonnerait pas que certains se soient cassé une patte, mais de toute façon ils vont être abattus dans la journée…

Le propriétaire des taureaux me dépose à la place centrale avec son pick-up. Je prend une chambre dans le premier hotel venu, elle ressemble à une cellule de prison mais j´ai la flemme de chercher plus loin. Je mets mes affaires à sécher, je mange dans un petit resto et je m´écroule sur le lit dur.

Samedi 28/02

Rien d´intéressant à Santa Teresa, à 10h du mat je me dirige vers le terminal de bus pour me rapprocher du Machu Picchu. En chemin un taxi s´arrête à mon niveau, le conducteur est Andy ; le conducteur du camion d´hier ! Je monte et il me dépose 15 km plus loin, a Hydro Electrica, grosse centrale utilisant l´énorme puissance du Rio Vilcanota. C´est le point de départ du sentier vers Aguas Calientes/Machu Picchu Pueblo.

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Beaucoup de touristes par ici, je croise Ricardo, un jeune chilien étudiant l´archéologie. On fait la route ensemble, il connaît très bien la France et son histoire, c´est impressionant !

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Après 4h à longer le petit chemin de fer, on arrive à Aguas Calientes, village ultra-touristique qui doit regrouper à peu près toutes les nationalités !

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le Machu Picchu est considéré comme une des nouvelles merveilles du monde, et il attire chaque année 600 000 visiteurs. Une vraie usine à touristes, rien à voir avec Choquequirao ! Les prix sont très élevés, mais Ricardo et moi arrivont à trouver une chambre double à seulement 50 soles. On se couche tôt car demain on se lève tôt !

Dimanche 29/02

Lever 3h, on laisse nos sacs à l´hotêl et on commence à marcher vers 4h. La nuit noire et la pluie procurent une atmosphère fantastique à Aguas Calientes et aux montagnes environnantes. 30 minutes plus tard on arrive au pont qui emjambe le Rio Vilcanota, et on constate que le pont est fermé jusqu´à 5h… On est bientôt rejoints par une 50aine d´autres marcheurs lève-tôtset on part tous en même temps au « top départ ». Il y a 500m de dénivelé à gravir, les escaliers sont raides mais je ne me fatigue pas, contrairement à Ricardo et aux autres marcheurs. On dirait que ma petite semaine de marche a porté ses fruits =)

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On arrive à l´entrée du Machu Picchu à 6h, heure d´ouverture. Les premiers minibus arrivent à la même heure, mais leurs occupants ont du payer 20 dollars et n´ont pas eu le plaisir de la montée !

Ricardo et moi passons le portique, et on commence à se balader entre les ruines. Enfin, ce n´est pas vraiment des ruines puisque la majorité des batiments a été très bien restaurée. Le cadre est superbe ; les montagnes sont à moitié cachées par la brume matinale !

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Le soleil commence à apparaitre et on se dirige vers l´entrée de la montaña Machu Picchu (une des 2 montagnes surplombant le Machu Picchu). Là aussi les escaliers montent dur, avec un précipice pas très loin sur notre gauche… mais la vue est super ! Ricardo abandonne à mi chemin, je continue jusqu´en haut, où se reposent une dizaine de touristes Le sommet surplombe les alentours, c´est super chouette !

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Je redescends rapidement les escaliers, impossible de retrouver Ricardo en bas. Tant pis, je continue à visiter en solo, et à 13h je retourne à l´entrée du site pour manger un sandwich affreusement cher. Je rejoins ensuite une famille péruvienne pour faire une visite guidée de 2h, c´est intéressant mais le site est beaucoup moins joli à 14h qu´au lever du soleil. J´apprends que le Machu Picchu était un complexe religieux et militaire, et que les incas ne sacrifiaient des humains que quand mère Nature était en colère ! Ils avaient des principes les incas !

Les temples ont été construits avec des énormes pierres aux formes étranges et parfaitement bien agencées. En milieu d´après-midi je prends le chemin du retour et à 19h j´embarque dans un train « Inca Rail »… 45 dollars, 1/4 du budget de ma semaine ! C´est un joli train touristique, on nous sert même des boissons et à manger. Les rails sont pas tip- top, et le wagon ballote constament de gauche à droite mais j´arrive quand même à m´endormir. Mes voisins me réveillent à 21h, on est arrivés à Ollantaytambo. De là je monte dans un minibus et j´arrive à Cusco dans la nuit. Arrivé à la même auberge que la dernière fois, je me couche directement, épuisé par cette semaine magnifique.

Voilà, super semaine pleine de super moments, c´était vraiment un plaisir de vivre une expérience pareille =) Cette semaine je pars en Bolivie visiter le lac Titicaca + La Paz, je compte bien profiter un max de la fin de mon voyage !

Parque Nacional Lauca, camions & Cie

Samedi 14/02

Je retourne à la maison de Rodrigo, la bande de grimpeurs est encore en train de construire le mur en buvant du mate. Ca avance vite ! Je mange un ptit bout puis je les regarde travailler, ils savent ce qu´ils font ; c´est pas leur premier mur ! Ils ont bientôt fini pour la journée, ils rangent les outils et commencent à grimper. J´essaye un bloc mais le résultat est très décevant ; c´est surement parce que j´ai pas mes chaussons =)

Vers 23h, on bouge vers le centre pour aller au Tambo Andino, festival qui regroupe toutes les cultures ancestrales andines. C´est gratuit et l´ambiance est très familiale. On se balade dans les stands, on goute les cocktails « traditionels », je mange de la viande de lama (excellent !) et j´achète des feuilles de coca en prévision des fortes altitudes à venir ! La plante coca se chique depuis des millénaires, son utilisation pour produire la cocaïne est bien plus récente. On bouge vers la scène et on regarde la fin du concert de musique bolivienne, beaucoup de flûtes et de percussions !

Dimanche 15/02

Je me rèveille à 10h30 au lieu de 8h, trop de fatigue… Je comptais partir aujourd´hui en stop vers le Parc National Lauca, mais ca va être compliqué, je remets ça à demain. A midi les couchsurfeuses espagnoles nous cuisinent des pâtes carbo, miam ! Du coup je passe la journée tranquillement : cyber, courses, sieste… Les grimpeurs sont infatigables et aujourd´hui ils ont fini de poser toutes les plaques du mur, ça a de l´allure !

Pour pas refaire la même « erreur » que ce matin, je me couche tôt cette fois ci.

Lundi 16/02

Lever aux aurores, je fais mon sac « rapidement », je laisse un ptit mot de remerciement à Rodrigo et c´est reparti !

Je m´eloigne de l´océan pour rejoindre l´entrée de la ville, je traverse les quartiers résidentiels et j´y suis en un peu plus d´une heure.

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15 minutes plus tard, je suis dans la voiture d´un chic type qui va vers l´est. Il m´explique l´histoire récente de la région, l´exploitation minière… Il me dépose au croisement avec la Panamericana, une route mythique qui relie l´Alaska à la Patagonie. De là je monte dans la voiture d´une famille bolivienne qui passait ses vacances à Iquique pour assister au Tambo Andino. Le papa est plutôt bavard, mais les autres sont muets, bizarre… 20 km plus loin ils tournent à droite vers la Bolivie et me déposent au croisement. J´ai de la chance, il y a un contrôle de camion à ce niveau là. Je déjeune tranquillement sous un abribus, puis je mets à chercher mon prochain véhicule… Pourvu que ce soit un camion =)

Là je tombe sur Marie et Olivier, un couple de jeunes français qui 6 mois en amérique du sud. Ils sedéplacent en vélo tandem, mais aujourd´hui ils font du stop pour échapper à la chaleur étouffante d´Atacama. -> marieetolivier.travelmap.fr

Une heure plus tard, je trouve enfin mon conducteur à la sortie d´un resto de routier. Il sáppelle Yvan et me montre son camion : un superbe truck américain de 22m, oh yeah ! Il m´annonce d´emblée qu´on va parcourir une des 10 routes les plus dangereuse au monde ! Heureusement il est hyper prudent et sa vitesse varie entre 20 et 50 km/h. En plus de ça il est super agréable et intéressant, il me raconte ses 20 années passées en australie, les techniques pour éviter les accidents de camion, celles pour repérer les mauvais conducteurs…

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Pendant ce temps le désert défile, des fois complétement plat, des fois très (très) encaissé. La plus grande vallée qu´on traverse me fait terriblement penser au film Prometheus, on est plus sur Terre !

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Yvan remarque que je somnole et me propose de dormir sur la couchette arrière, c´est juste génial =)

Je me réveille lorsqu´on arrive à la ville d´Arica, il est déjà 19h ! Je file au terminal de bus, mais rien d´intéressant jusqu`à mercredi… Finalement c´est 1h après le coucher du soleil que je monte dans un camion sur la route 11 en direction de la Bolivie. Le chauffeur est bolivien, et il me fait payer le trajet (coutume bolivienne apparement). Sa femme se repose sur la couchette arrière pendant que l´autoradio diffuse de douces chansons traditionelles…

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Je sors du camion au niveau de Putre, village à 3500m d´altitude, étape indispensable pour m´acclimater progressivement aux hautes altitudes qui régnent ici. Il est 2h du mat, je descend les quelques kilomètres jusqu`à Putre à la frontale, sur le bas coté de la route. Il y a pas un seul nuage est les étoiles sont magnifiques… Je m´arrête dans un camping où je m´endors épuisé.

Mardi 17/02

Après une nuit troublée par les hurlements des chiens et les cocoricos des coqs, je me réveille difficilement. Je remballe tout dans mon sac et j´explore rapidement le village. Rien de bien intéressant, je remonte donc vers la route 11.

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J´embarque dans un bus rempli de jeunes boliviens, ils reviennent d´un voyage à Arica organisé par leur église. Pour beaucoup d´entre eux c´était la première fois qu´ils voyaient la mer !

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Le bus grimpe continuellement, la route est vraiment dégueulasse, des arbustes commencent peu à peu à recouvrir le sol,  et au bout d´une heure je descend au niveau du lac Chungara, en plein coeur du Parc National Lauca ! Le lac est entouré de petites collines et reflète d´immenses volcans enneigés ! Ces colosses sortent de nulle part et dominent fièrement la région du parc.

Je plante ma tente à coté du lac, cette fois-ci j´utilise de gros cailloux à la place des sardines, ça marche nickel ! Je profite de la fin de journée pour admirer le lac et les environs. Je me couche rapidement car à 4500m d´altitude il fait très vite froid !

Mercredi 18/02

Les canards me sortent de mon sommeil, j´ai eu mal au crâne une bonne partie de la nuit mais ça va déjà mieux. Une énorme flemme s´empart progressivement de moi et je passe quelques heures à flaner et à lire au bord du lac. Je me rends compte qu´il y a 50cm de glace sur le bord du lac, la nuit a dû être fraiche…

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Je trouve finalement suffisament d´énergie pour me bouger. Je marche un peu au bord du lac, je croise beaucoup d´ossement d´animaux (sans doute des lamas). Vers midi je saute dans un camion direction Arica. Marco-Antonio, le conducteur, a 47 ans et a commencé sa carrière de camionneur à 13 ans ! Sa conduite est impressionnante, et il descend les courbes sinueuses avec assurance. Son Volvo est plus vieux que moi et a 870 000 km au compteur ! On s´arrête une première fois pour prendre un café avec son compañero de route et une deuxième pour déjeuner dans un petit resto pour routier.

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On continue la descente vers Arica, et en plein jour les à-pics sont terrifiants…

Des travaux d´aménagement nous obligent à nous arrêter 1h. Pendant ce temps j´apprends les rudiments du français à Marco-Antonio. Au moment de repartir je vois Marie et Olivier (les cyclistes) en train de monter la côte ! Juste le temps de les saluer et c´est reparti.

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Arrivé à Arica, je prends un taxi (6 places) vers Tacna au Pérou. La famille péruvienne avec qui je voyage me harcèle de questions sur la France, c´est pas les premiers comme ça que je rencontre ! À la frontière le douanier me demande ma tarjeta-bidule, papier que j´avais reçu à mon entrée au Chili et que je m´étais empressé de jeter à la poubelle… Je passe quelques minutes de gros stress à faire semblant de fouiller dans mon sac, puis le douanier se lasse et me laisse passer… Ouf !

Au terminal de Tacna, des vendeurs chantent (ou hurlent) le nom des destinations qu´ils vendent. C´est marrant au début mais ça devient vite insupportable… Je prends un bus vers Arequipa à 22h.

Jeudi 19/02

A 8h je prends un autre bus vers Cuzco.

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Le paysage est d´abord très moche avec des villes qui se sont développées sauvagement, remplies de batiments à moitié finis… À partir de midi ça devient moins sec et on commence à arriver dans des vallées verdoyantes, pleines de cultures et d´arbres =)

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Après 10 jours de déserts ça fait du bien ! Pas étonnant d´ailleurs que la civilisation Inca ait pu prospérer dans une région aussi fertile !

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Je suis scotché à la fenêtre et à 20h le bus arrive enfin à Cuzco. Cette ville est vraiment folle, les conducteurs et les piétons n´ont jamais entendu parler du code de la route, et pas une seconde sans coups de klaxons… Je sors du terminal et je met une heure à trouver l´auberge de jeunesse où je compte dormir… Enfin arrivé je mange un coup et je m´effondre dans mon lit, terriblement confortable !

Vendredi 20/02

Grosse grasse mat´ puis je vais au centre, à quelques minutes de marche ! L`endroit est assez joli : de vieux batiments, des boutiques de partout, et des collines qui surplombent le tout. Mais la pluie arrive et le froid avec.

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Je me réfugie dans un resto familial où je savoure un super plat pour 8 soles (2€20) !

Je vais ensuite sur un des PC de l´auberge et je commence à me renseigner sur le trek de Choquequirao, que je compte effectuer dans quelques jours avant d´enchainer sur une visite du Machu Picchu !

L´auberge revendique un coté irish, du coup elle est surtout fréquentée par des européens : allemands, anglais et surtout… français ! La langue de base est l´anglais, même si on revient parfois à l´espagnol. Pas très authentique tout ça !

Je vais au bar de l´auberge pour prendre un burger, je tombe sur un allemand qui lui aussi voyage en solo, il me conseille un shot de pisco, pas mauvais !

Samedi 21/02

Rien de très spécial aujourd´hui, je passe toute la matinée à l´auberge, qui n´incite pas beaucoup à sortir (petit déj inclus !). Je rencontre 3 françaises qui après 2 ans d´études au québec enchainent sur un semestre à Buenos Aires. Elles me filent des tuyaux pour trouver un appart´ à Cordoba, yes =)

Merci d´avoir eu le courage de lire ce gros pavé, et à très bientôt !

Chili c´est parti !

Lundi 09/02

La nuit commence á tomber, il est l´heure de trouver un endroit oú dormir avant le voyage de demain ! Je pars du centre en direction d´une auberge de jeunesse trouvée sur le net, mais malheur, l´auberge s´avére etre un hotel á 200 pesos/nuit ! Heureusement on m´indique une autre adresse, et lá super accueil, petit prix, lit confortable, douche propre et chaude : que du bonheur =)

Je me pose dans le patio, une chilienne habitant aux pays bas m´offre un maté, puis on discute des différences entre l´europe et l´amérique latine. Le gars de service ce soir-lá nous rejoint, sort sa guitare et nous fait découvrir des chansons argentines. Moment trés calme et trés sympa =) Aprés ca je bouquine un routard Chili puis je vais me coucher ; le temps passe vite ici et il est déjá tard…

Mardi 10/02

Lever a 5h30, je fais mon sac en vitesse et en silence puis je me dirige vers le terminal de bus. Il fait encore nuit et l´ambiance n´est pas trés rassurante ! Je monte dans le bus á 7h, je suis agréablement surpris car pour ces 10h de trajet j´ai une bonne place : 2éme rangée tout á droite.

Seul petit bémol : je suis derriére 2 mamans trés jeunes et trés bavardes. Sur ce point-lá, j´avais déja remarqué que les argentines ont leur premier enfant beaucoup plus jeunes que les francaises (en moyenne of course).

Aprés un petit bout de route on arrive a San Salvador de Jujuy, ici l´ambiance est tropicale, la végétation recouvre les collines. On continue á monter et bientot les arbres laissent leur place aux rochers. Le conducteur négocie avec adresse les virages en lacets, et vers midi on atteint les hauts plateaux andins (l´altiplano á environ 4000m d´altitude). On arrive au poste de douane, un espéce de petit village perdu au milieu de nulle part. Les formalités faites, on reprend la route. L´altitude fait son effet et beaucoup de gens somnolent dans le bus,je me sens effectivement un peu faible… La pression est d´environ 600 hPa (cf wikipédia).

Dans cette région désertique personne ne s´embete á ramasser les déchets qui trainent : carcasse de voiture, ane écrasé, restes de pneus… Á la sortie d´une petite vallée notre bus tombe meme nez a nez avec une remorque de camion abandonnée sur la route !

On sort enfin de l´altiplano et on commence á descendre un plan légérement incliné et trés large, rien á voir avec nos montagnes francaises. Quelques alpagas nous regardent passer, complétement impassibles. On voit enfin San Pedro de Tacama, sorte d´oasis au milieu du désert.

Je descend du bus puis je visite vite fait le centre. C´est pas bien grand et je ne vois que des boutiques touristiques. Malgré tout j’apprécie le style « oasis » des batiments et l’ambiance trés « backpacker » : la majorité des touristes sont des jeunes en quete d´aventure, et beaucoup se baladent sur des VTT de location.

Je me rends á l´Hostal del Sol Naciente, la déco fait trés western-gaucho et l´endroit est trés convivial ! Beaucoup de nationalités ici, mais surtout des chiliens en vacances. Des étudiants de Concepcion m´offrent ma premiére biére chilienne (Cristal) puis dodo !

Mercedi 11/02

Grosse grasse mat´, puis le train train habituel : douche, lessive, déjeuner. Pendant que je mange, Fred le francais fait un duo musical avec une guitariste chilienne : sympa =)

Je loue un vélo pour l´aprem et je commence par visiter la Pucara de Quitor. Forteresse précolombienne batie sur une colline, elle a été concue pour résister aux autres peuples indiens, mais s´est vite inclinée devant l´envahisseur espagnol.

Je file ensuite en direction de la Valle de la Luna. Le désert d´Atacama est le plus sec au monde et cette vallée l´illustre bien : le sel recouvre les rochers et RIEN n´y vit. Sur la piste d´une dizaine de kilométre je croise quelques 4×4 mais aussi de courageux amis cyclistes.

Le paysage est vraiment lunaire, je suis admiratif ! A 20h je rejoint la grosse centaine de touristes attendant le coucher de soleil en haut d´une dune. A ce moment-lá la vallée me fait beaucoup penser á Tatooine !

Aprés ca je descends la vallée (super jolie au crépuscule !) et je rejoins la route vers San Pedro. Il fait nuit noire quand j´arrive tout fatigué á l´auberge. Super journée, et quel plaisir de pédaler á nouveau !

Mercredi 12/02

Je loue de nouveau un vélo et je pars cette fois vers la Laguna de Cejar, á une vingtaine de km au sud. J´emporte 3L d´eau car le soleil tape fort et l´atmospére est super séche. Je sors rapidement de l´oasis qu´est San Pedro et je me retrouve sur une piste traversant un champ de cailloux et d´arbustes. Arrivé á destination je rejoins un groupe de touristes pour la visite gratuite de 30 minutes. La laguna est en réalité un petit étang trés salé, et duquel on a une vue superbe sur les volcans de la Cordilliére. Je rentre dans l´eau et je flotte sans probléme jusqu´aux épaules ! Je prends quelques photos avec mon portable seulement il est plus vraiment étanche… Il s´arrete de fonctionner, du coup je le rince á l´eau douce et je l´accroche á l´extérieur de mon sac pour qu´il séche.

Une fois la visite terminée je remonte á vélo sous le cagnard et je rentre á l´auberge prendre une douche. Lá je me rends compte que j´ai attrapé des méchants coups de soleil sur les bras, arg j´aurais du mettre plus de créme…

Je monte dans un bus á 19h30, et au bout de 20 minutes je me rends compte que mon portable n´est plus accroché á mon sac… Il doit trainer quelque part dans les rues de San Pedro… Arg !

Le bus s´arrete 2h plus tard á Calama (une escale pour moi qui vait á Iquique), et je constate que le réseau de bus chilien est beaucoup plus bordélique que son voisin argentin… Mon prochain bus part d´un autre terminal á l´autre bout de la ville… J´y arrive grace á un collectivo (sorte de taxi faisant des allers-retours, comme une ligne de bus francaise). Je grimpe dans le bus et gros dodo.

Jeudi 13/02

Je me réveille á Iquique á 5h30. Je patiente un peu dans le terminal puis je me mets á marcher vers la cote, direction la maison de Rodrigo, le couchsurfer chez qui je dois dormir. Iquique est une ville balnéaire coincée entre le pacifique et  d´immenses dunes á l´est. J,apercois quelques lueurs derriéres les dunes mais le soleil n´est pas encore levé. Je me dirige approximativement vers l´océan mais c´est pas simple de se repérer vu l´absence totale de plans dans la ville (comme dans la plupart des villes oú je suis passé…).

J´arrive finalement devant la maison de Rodrigo, il me lance un trousseau de clé par la fenetre, j,ouvre la porte et il me montre la chambre oú je peux dormir. Je finis ma nuit tranquillement jusqu´á 11h, puis je fais connaissance avec un néozélandais et une québecoise qui dorment aussi chez Rodrigo.

Aprés un bon déjeuner, j´explore la ville et sa cote trés appréciée des surfers et des baigneurs. Je visite le musée de l´armée chilienne, avec une grosse partie sur la guerre du Pacifique mais rien sur la période Pinochet…

Je fais quelques emplettes dans le centre, plein de petites boutiques vendant un peu de tout et n´importe quoi. Je rachéte un téléphone : un superbe Nokia 106 ! Ca fera un super portable de festival !

Les plages d´Iquique sont bordées de pelouses, mais elle ne survivent que gräce á une armée de jardinier l´arrosant tous les matins ! Je fais une sieste sous un palmier, génial !

Quand je rentre chez Rodrigo, des amis á lui sont occupés á construire un mur d´escalade : l´endroit est sensé devenir une école de grimpe dés le mois prochain ! En tout cas l´endroit est vraiment agréable =)

Je passe ensuite un peu de temps dans un cyber café, puis le soir venu le néozélandais et la québecoise débouchent une bouteille de vin chilien (1.2L). On la partage tous ensemble tout en discutant (en espagnol + anglais) des terremotos, des tsunamis, du niño, de gastronomie…

Vendredi 14/02

Réveil matinal, je pars découvrir la ville sous un autre angle, avec un vélo loué gratis. J´ai vite fait l´aller-retour de la zone des plages, aujourd´hui les vagues sont particuliérements violentes ! Je me pose sur une plage et je vais me baigner au milieu des bodyboarders : l´eau est plus fraiche que prévu, mais c´est quand meme super agréable =)

Au moment de rendre le vélo, le loueur commence á me parler en francais (il a appris en Suisse), on discute et il finit par me conseiller de manger au Mercado Municipal. Je suis ses conseils et je rentre dans ce grand batiment assez bordélique. Au final je mange un super repas pour moins de 6€, pinte de biére Cristal incluse ! J´en profite ensuite pour acheter des produits frais, puis je me pose plusieurs heures dans un cyber pour préparer la suite du voyage et écrire ces lignes.

Demain matin je partirai vers le Parc National Lauca, tout au nord du chili. L´endroit á vraiment l´air fantastique =) (-> photo tout en haut de ce blog)

Merci beaucoup pour les commentaires que vous laissez, ca fait vraiment plaisir ! Et á bientot pour de nouvelles aventures =)

Talampaya, puis un gros bout de route !

Vendredi 06/02

Après être arrivé à la Rioja, je prends un bus a midi vers Villa Union, le trajet dure 3h à travers un paysage très très peu habité. J´admire le paysage tout du long, heureusement qu´il y a la clim car il fait très chaud dehors. Le bus s´arrete à l´entrée du parc Talampaya, je suis le seul à descendre. Je marche sous le soleil une dizaine de minutes et j´arrive au camping-resto-départ des excursions. Je prévois de profiter tranquillement de la vue en cette fin dáprès midi et de faire une excursion vélo dans le canyon de Talampaya demain matin. Un couple de touristes à la terasse du resto me fait gouter un cocktail Fernet, specialite de Cordobà : c´est pas mauvais ¡ Ils partent ensuite en excursion, excursion gérée par une entreprise privée alors que c´est un parc national… Passer par cette entreprise est d´ailleurs le seul moyen d´accéder au Canyon…

Je rencontre un couple de français à la retraite, Christian et Armel, qui font un voyage camping-car de 6 mois en amérique latine. Très sympas, on discute un peu de leur voyage et des pays visités.

Le soleil est plus très loin de l´horizon, je commence à monter ma tente, seulement les sardines sans le sable c´est pas tip top et le vent commence à se lever, ce qui n´arrange pas la tâche… Au bout de 15 minutes j´abandonne, les autres campeurs aussi. On va attendre que le vent se calme. Seulement le vent est loin de se calmer et on entend un gros orage qui se rapproche…

Au final ce fut un coucher de soleil orageux et fantastique (couleurs splendides, les photos seront sublimes, j´espère), suivie d´une nuit pleine d´eclairs (loins mais titanesques). J´ai du dormir dans les douches du camping, impossible de monter la tente dehors.

Samedi 07/02

Je me lève de bonne heure pour profiter de la première excursion, seulement j´apprend que l´orage d´hier a emporté le pont de la route vers Villa Union… Les touristes et les guides sont bloqués à Villa Union, il va falloir attendre…

Je passe la matinée avec Chrisian et Armel, om fait une petite balade dans le désert et on prend finalement nos tickets à midi. L´excursion se fait en gros minibus, elle dure 3h et on peut admirer un canyon très joli et des formes rocheuses étrange. Le canyon débouche sur une grande plaine inoccupée, c´est vraiment très beau. Seulement pour 340 pesos j´aurais aimé en voir un peu plus. C´est frustrant de payer autant pour une balade en minibus…

Bref, je compte rentrer ce soir à la Rioja, je demande à quelques touristes en voitures mais c´est pas leur route. Je monte finalement dans le camping car des français, assis a l´arrière je fais même une petite sieste =) Le trajet est très agréable (mis à part une voiture qui écrase un bel iguane juste devant nous…) et ils me deposent à 70km de la Rioja. J´en profite pour vous donner leur blog de voyage : toyescargot.eklablog.com Je lève un peu le pouce et je fais la route avec un jeune militaire qui va rendre visite à sa copine à Salta. Devant passer par Salta avant de franchir les Andes pour le Chili, je suis presque tenté de faire la route avec lui. Mais il m´annonce qu´il compte faire Bariloche-Salta (2400km) sans dormir et c´est pas rassurant… Je dors finalement à la Rioja, dans une auberge de jeunesse tenue par un couple de papy-mamie très accueillant qui m´offre même une glace à mon arrivée =)

Dimanche 08/02

Je pars à midi de l´auberge, je marche vers le nord de la ville pour faire du stop jusqu´à Salta, la chaleur est étouffante ¡ Je constate que la ville est assez pauvre, les rues sont sales, les boutiques très cheaps, et certaines familles vivent sous des grandes bâches.

Après un premier petit trajet en stop, je márrête à un contrôle de police au nord de la ville, les policiers sont très arrangeants et demandent aux automobiliste s´il vont à Salta. J´attends avec Luis, un trentenaire chauffeur de taxi qui va lui aussi vers le nord. Après 20 minutes un cinquantenaire au volant d´une grosse Renault nous propose de nous emmener à Catamarca, à 2h de route. On accepte. La route, toute droite, défile tranquillement sous nos pieds.

Au bout d´une heure le temps se gâte et la pluie tombe violement. La pluie se transforme en grêle (1cm de diamètre pour les plus gros grêlons) et quelques voitures s´arrêtent sur le bord de la route. Notre conducteur reste serein mais réduit son allure. On arrive tranquillement à Catamarca, les rues dans l´axe est-ouest sont devenues des rivières peu profondes. Luis et moi descendons de la voiture, la pluie s´arrête peu après, le soleil perce à travers les nuages. On se dit que ça va être compliqué de continuer en stop. On rejoint le terminal de bus en sautant par dessus les ruisseaux, les rues sont presque désertes, l´ambiance est très étrange. Le bus de Luis part à 19h, je dois attendre 23h45 pour le mien… Je fais passer le temps en revoyant mes conjugaisons espagnoles et en flanant dans les boutiques du terminal. Je remarque que tous les produits d´importation sont êxtrêmement chers… 1000 pesos pour une poupée valant sans doute 50€ en France ¡

Lundi 09/02

Après 8h de bus j´arrive à Salta, le dernier bus pour le Chili est parti il y a 1h, le prochain part dans 23h, ce qui me laisse le temps de découvrir Salta ¡ Mais je dois aussi retirer des pesos, et là grosse galère ¡ Après 3 essais infructueux (1 : aucune de mes 2 cartes n´est autorisée, 2 : montant non autorisé, 3 : plus que des cables à la place du distributeur…) et 1h de queue járrive enfin à retirer de l´argent =) Je vais au terminal pour acheter mon billet de bus, on me propose un prix plutôt cheros (par rapport à ce que j´ai déjà vu), je demande une réduc et j´obtiens direct -15% : trop facile ¡ Je visite un peu la ville durant l´après midi, le centre ville est agréable et plutôt riche, ça change de la Rioja ¡

Je pars donc pour le désert de San Pedro de Atacama demain, le trajet est réputé magnifique : il traverse la cordillière et culmine à 4000m ¡ J´espère que le passage de la douane se passera sans problèmes ^^

Après ces quelques jours très chargés en trajets, je vais pouvoir ralentir le rythme et profiter plus des régions traversées =)

Note :

Après ces premiers longs récits, je pense faire les prochains beaucoup plus courts : ça prend du temps et je préfère utiliser ce temps pour mieux profiter de mon voyage, normal ¡

Pareil pour les photos, c´est pas concevable de faire du tri/retouche avec les ordis à ma dispostion, je ferai plutôt un gros album photo fin mars =)

Pas de photos cette fois-ci, mon ordi veut juste pas…

Cordoba, ¡y cap al oeste !

Dimanche 01/02

Je fais rapidement mes sacs, je dis bye bye aux residents de l´Asterion Hostel et j´appelle un taxi pour aller au terminal de bus de Buenos Aires, « el Retiro ». 15 minutes plus tard, le taxi arrive, il est noir et jaune, comme la majorité des taxis ici. Le conducteur est un ancien de la marine marchande, il est passé par enormement de ports ; en France il connait Le Havre et Dunkerque.

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J´arrive a el Retiro à 22h, j´achete mon billet de bus pour Cordoba ; comme je m´y prend au dernier moment le vendeur me fait le cama (siege inclinable completement) au prix du semi-cama (siege semi-inclinable). Le bus part à 23h15, pour patienter je prends une milanesa, une sorte d´escalope panee qui reussit à me caler l´estomac =)

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Enfin dans le bus, je constate que le confort à l´interieur n´a rien a voir avec les autocars francais, c´est juste pas le même monde ¡ Il y a a peine 30 places dans ce bus 2 étages, les rangées sont des rangées de 3, et la distance avec le siège de devant est gigantesque ¡ On a le droit a un plateau repas juste apres le depart, puis j´allonge completement (¡) mon siège jusqu´à ce qu´il se transforme en lit et je tire mes rideaux personnels pour me faire une sorte de petite chambre ¡ A ma fenêtre la pampa (en réalité d´immenses cultures de soja) defile indefiniment.

Lundi 02/02

Le voyage (7h) passe extrêmement vite vu que je dors tout du long ¡ Plateau repas-ptit dej au lever du soleil, puis je debarque a Cordoba =) La deuxieme ville du pays (où je vais étudier a partir de Mars) ressemble beaucoup a sa grande soeur Buenos Aires, mais en moins agitée. Je laisse mes sacs a la consigne de la gare et je pars explorer le centre-ville.

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Près de la gare se promenent quelques chiens errants, gaffe : la rage existe toujours en Argentine ¡ J´arrive a la plaza San Martin, le point central de la ville : la numerotation de toutes les rues commence ici. Joli place carrée, de grands arbres protègent les passants du soleil, qui tape fort aujourd´hui (surtout qu´il y a moins d´une semaine je me gelait en France…). Je visite le Cabildo Historico, cet ancien haut-lieu de réunions abrite desormais des expositions artistiques. Après une journee de decouverte, j´arrive a 19h chez mon hôte couchsurfer, Santiago. Il habite près du centre, au 23e étage d´un des plus hauts immeubles de la ville. La vue de son balcon est magnifique, je constate que la ville est très étendue, il faut plisser les yeux pour apercevoir la pampa ¡

Mardi 03/02

Santiago part travailler à 9h dans sa boite d´infomatique, j´en profite pour préparer un peu plus mon voyage, par quelles villes passer, quoi voir, comment se déplacer… A midi j´achete un repas à emporter et je pars me balader en ville. Je reviens ensuite chez Santiago, et 1h après il accueille d´autres couchsurfers : Shen et Tiffany, 2 chinoises qui arrivent du pérou en stop. Elles débordent d´énergie et nous montrent leur trajet de la journée : Elles ont fait beaucoup de voyages ensembles et sont adeptes du mode vie « je travaille pour avoir de l´argent, puis je voyage autant que possible, puis je me pose pour travailler à nouveau… etc ». Tiffany me dit quélle vient d´une petite ville chinoise, à peine 4 millions d´habitants. Elles ont galéré pour obtenir un visa argentin (difficille pour les chinois), du coup elles sont très heureuse de pouvoir visiter le pays. ¡ Santiago nous prépare un Mate, LA boisson argentine, qui ressemble plus ou moins a du thé, anecdote rigolote : seul celui qui prépare le Mate a le droit de bouger la paille, c´est mal vu sinon ¡ On parle en anglais, ca me permet de reposer mon cerveau qui galère encore avec l´espagnol… Le soir on part tous les 4 manger dans un restaurant du centre, la déco est vintage : vieilles lampes de mines, vieux terminal télephonique… et les plats sont très bons =) On sent beaucoup l´influence de la cuisine italienne : pizzas, polentas… En revenant, on passe devant quelques batiments historiques ; la nuit ils sont tous éclairés avec des lumières multicolores, plutôt joli.

Mercredi 04/02

Tiffany et Shen repartent le matin pour Bunos Aires, Santiago part au boulot, moi je fais une grasse mat´=) Une petite photo tous les 4 :

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L´après-midi je pars faire quelques achats et à 17h je rejoins une amie de Santiago a la plaza San Martin. Elle s´appelle Laura et travaille à Cordoba en tant qu´architecte. C´est parfait vu qu´elle va me faire visiter la vieille ville et son architecture ¡ La ville a été fondée au 16e siecle par les jesuites, qui lónt utilisé pour evangeliser les indigénes de la région. Ce qui était pas si mal vu que les colons, eux, cherchaient a massacrer les indigènes… D´ailleurs les argentins sont très typés européens, peu d´influences précolombiennes. On visite 2 églises et 2 musées d´art (tous les musées sont gratuits les mercredi ¡), on se promène un peu dans le sud, partie très étudiante qui accueille la majeure partie des universités. Le soir on mange chez Santiago avec une autre de ses amies, je leur fait une omelette au fromage, ils goutent et ils ont l´air de bien apprécier ¡ La conversation se fait en espagnol, et avec la fatigue je suis complétement largué… j´aurais du bosser plus mon espagnol à l´INSA.

Jeudi 05/02

Je passe la journée à préparer mon voyage, je pars de Cordobà ce soir et je n´aurais plus accès à mon ordinateur. Santiago veut bien héberger ma grosse valise pendant 5 semaines : ¡ Muchas Gracias Santiago ¡ Le soir il m´invite a un barbecue argentin (un asado ¡) chez un ami à lui. Le barbecue commence à 22h, la chaleur est encore étouffante à cette heure là ¡ Leur barbecue est un peu différent du notre : les pièces de viandes sont titanesques et mettent longtemps à cuire, il y a donc un petit feu à coté pour alimenter le barbecue en brasas.

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Accompagnée de vin rouge de Mendoza, la viande est excellente ¡ Après avoir mangé un choripan, je dois rejoindre le terminal de bus. Un ami de Santiago me propose de m´y déposer en voiture : le sens de l´hospitalité est vraiment très fort chez les argentins ¡ Je prends un semi-cama à 23h55, le confort est un gros cran en dessous du cama… Après 7h de route j´arrive à la Rioja où j´admire le lever de soleil entre les cactus… Ici aussi des chiens errants rodent autour de la gare. Je fais un petit tour à l´office de tourisme du coin pour prendre des cartes, puis j´ecris ce billet sur un clavier qwerty d´une autre époque et d´une propreté très douteuse… A 12h30 je prendrai un bus pour el Parque Nacional de Talampaya où je passerai  2 jours à visiter les secrets de ce désert…

Prochain billet dans quelques jours en direct de je ne sais où.

Buenos Aires, ¡la capital !

Bien arrivé à Buenos Aires, je trouve enfin du temps pour vous faire un deuxième billet !

Jeudi 29/01

Une fois mes bagages pliés, je vérifie une dernière fois que j’ai oublié puis je pars du 13ème arrondissement (chez mon frère) et je file en direction de l’aéroport d’Orly. Gros coup de stress vu que mon vol commence dans 2h30 et que j’ai aucune idée de l’horaire de fin d’enregistrement des bagages… Finalement j’arrive à temps (à 45 minutes près) je passe la douane et je décolle à 17h direction Madrid ! J’en profite pour siester dans l’avion et 2h plus tard on arrive au-dessus de la capitale espagnole. Beaucoup de vent et gros nuages, l’avion (un « petit » boeing 737) tente une première fois d’atterrir quand il est pris dans une violente zone de turbulence… Plutôt flippant, surtout qu’on est pas très loin du sol… L’avion refait un tour et réussit sa deuxième tentative. Les passagers applaudissent et on se dirige vers l’aéroport. Là je passe 5h à attendre mon prochain vol en flânant dans les duty free (vachement cher pour des magasins se vantant « duty free » !) et je mange mon premier menu Burger King (pas très local, je sais !). La boisson est immense (750mL) mais le burger est vraiment pas top.

Dans cet aéroport, on peut voir aussi quelques fresque murales :

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En cherchant la bonne porte d’embarcation je tombe sur un petit monsieur Argentin qui prend le même vol pour Buenos Aires. Ancien conducteur de bus, il s’appelle Oscar, il a 74 ans et est venu en Espagne rendre visite à sa fille. On discute en espagnol, il arrive à me comprendre mais l’inverse est beaucoup moins vrai, même si les argentins n’ont pas la réputation de parler vite.

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Au moment de monter dans l’avion, il m’invite à lui rendre visite chez lui, dans la pampa à une poignée d’heure de bus de Cordoba ! C’est quand même fort de se faire inviter par un argentin avant même d’être en Argentine ! J’essayerai d’y passer un week-end quand j’aurai repris les cours. On embarque dans l’avion (nettement plus gros que le précédent) à minuit.

Vendredi 30/01

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Le deuxième vol (vol de nuit) dure 13 heures et se passe sans problèmes, j’arrive à Buenos Aires à 9h heure locale. Le terminal d’arrivée est vraiment très propre et très classe par rapport à Orly, seulement cette richesse symbolique est loin de s’appliquer à toute la capitale… Au niveau météo, il fait chaud (28°) et on voit assez peu de nuages dans le ciel.

L’aéroport EZE est en périphérie alors que l’auberge de jeunesse où je compte dormir est à San Telmo, un quartier du centre. Je monte donc un bus local pour m’y rendre, je n’ai pas de carte de transport mais une passagère me dépanne gentiment avec la sienne. La « banlieue » qui défile ressemble un peu à un mélange de parc vert et de terrain vague, l’herbe courte est omniprésente, il y a quelques arbres, quelques habitations et des voitures garées n’importe où. Quelques familles sont occupées à allumer leurs barbecues sur la pelouse. Au bout d’une demi-heure le bus pénètre un peu plus dans la ville à proprement parler, cette partie ressemble à une version plus verte de Marrakech, je croise même 2 calèches sur la route. La mégalopole est vraiment très vaste, il faut bien qu’elle héberge ses 13 millions d’habitants ! Je discute avec 2 américains qui vont passer 10 jours en Patagonie, puis au bout de 2h de trajet j’arrive enfin à destination ! Je traîne ma valise encore un petit peu et j’arrive enfin à l’Asterion House Hostel. Il a été construit à la fin du XIXe et sert désormais d’auberge de jeunesse. Juven, le gérant, m’accueille chaleureusement et me fait visiter rapidement. Auberge très sympa, avec dortoirs climatisés et grand patio bien décoré !

Je pose mes affaires, me repose un peu et je pars découvrir le quartier de San Telmo ! Ce quartier était auparavant habité par des familles bourgeoises, mais elles se sont déplacées vers des quartiers plus récents, laissant la place à une population moins aisée et plus bohème. On peut donc voir beaucoup de vieilles maisons, souvent en mauvais état, ainsi que des petits immeubles modestes plus récents.

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Le premier truc qui surprend un européen dans l’organisation de Buenos Aires, c’est la perpendicularité de ses rues, toute la ville n’est qu’un immense damier composé de carrés de 100m par 100m (appelés « manzanas »). C’est super simple de s’y repérer et de s’y déplacer, la numérotation des rues est faite au mètre près (on passe ainsi du n°1043 au n°1051), et dans le centre les rues suivent soit la direction nord-sud soit ouest-est. En plus, la quasi-totalité des rues sont à sens unique, ce qui laisse plus de place pour les piétons. Les habitants de Buenos Aires (les « portenos ») aiment d’ailleurs beaucoup passer du temps dehors, les rues ne sont jamais désertes !

J’achète mon premier repas argentin dans une petite échoppe, il s’agit tout simplement d’un énorme morceau de viande de bœuf entre 2 tranches de pains !

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Je me balade ensuite autour des bassins de Puerto Madero, endroit très apprécié des joggers et des rollers, bordé de hauts buildings très classy. Je rentre à l’auberge, je mange vite fait et je discute un peu avec les autres résidents. L’endroit est très cosmopolite, avec des voyageurs du monde entier : Russie, Etats-Unis, Grèce, Suisse, Venezuela, Colombie… et bien sûr pas mal d’argentins. La fatigue du voyage + le décalage horaire m’envoie au lit dès 22h (02h à Paris).

Samedi 31/01

Grosse nuit de 12h et je repars le lendemain matin à la découverte de la partie ouest de San Telmo, peu touristique mais très commerçante. Je passe près d’une heure à trouver un chargeur de PC ; la plupart des commerces sont fermés le samedi. Je remarque 3 ou 4 énormes groupes électrogènes posés sur des places de parking, apparemment le réseau électrique a quelques soucis. Je me dirige ensuite vers El Centro, quartier des administrations et des banques, j’arrive au niveau de l’immense avenue 9 de Julio, large de 140m et j’attends que le feu passe au vert. C’est là que 2 « vendeurs » de magazines ambulants s’avancent vers moi et me proposent de leur acheter un magazine. Je refuse poliment mais ils insistent, l’un deux montre un objet caché sous son pantalon, peut-être un couteau. Au final je leur donne 100 pesos (10€) et ils partent ailleurs. Je pensai pas me retrouver confronté à un problème de sécurité comme ça, en pleine journée sur une des plus grosses avenues de Buenos Aires. Un porteno me dira plus tard que cette avenue est connue pour être craignos. Le plus rageant c’est que ces 2 idiots n’avaient pas du tout l’air pauvres et qu’ils ne faisaient surement pas ça pour pouvoir manger… Au moins ça me donne une bonne raison de rester prudent pour la suite du voyage !

J’arrive ensuite à l’avenido de Mayo, très fortement inspirée des avenues parisiennes, pleines d’hôtels et de boutiques. Je passe devant une petite galerie d’art artisanal, gros contraste avec les boutiques voisines ! A l’intérieur un artisan-vendeur de colliers me donne quelques adresses de bars à tango « pas touristique du tout ». Comme beaucoup d’argentins, cet artisan est très chaleureux et me dit au revoir d’une grosse poignée de main.

El centro :

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Plus loin j’entre dans le « micro-centro », un quartier regroupant un très grand nombre de banques. Ces banques sont fermées le week-end et le quartier ressemble à un grand marché, avec des vendeurs à la sauvette un peu partout. Devant la grande entrée d’une banque 2 musiciens se sont installés et balancent du hip-hop/beat-box aux passants à l’aide d’un gros ampli. Je leur demande si la police ne risque pas de les déranger, apparemment pas du tout, ils me donnent le nom de leur groupe : Zicamen (ils sont sur soundcloud si ça vous intéresse !).

Sans titre 1

Un peu partout dans le quartier je croise des « changeurs d’argents », qui échangent des $/€ contre des pesos à un taux de change bien plus intéressant que le taux officiel. C’est le phénomène du blue market, toléré par la police, il s’explique par l’inflation importante du peso argentin, les argentins préfèrent garder leurs économies en $/€ (à ce que j’ai compris). Je m’approche d’un de ces rabatteurs, on négocie le taux (14,1 pesos/€ au lieu de 9,8) puis il m’emmène dans une petite boutique ambulante, qui officiellement vend des cadenas, chargeurs…mais qui ne sert apparemment qu’à échanger des billets. A l’intérieur de la boutique l’espace est très réduit, une « compteuse » fait un rapide calcul, prend mes billets, compte les billets argentins avec une machine (comme dans les films de mafieux) et me les passe. L’échange est très « pro » et se fait rapidement, car les clients sont nombreux.

Je vais ensuite à la Plaza de Mayo, située à l’endroit des premières constructions (XVIe) de Buenos Aires. C’est une grande place tapissée de pelouses, entourée par de grands monuments prestigieux au style européen. Au cœur de l’histoire argentine, elle a vu de nombreuses manifestations et rassemblements d’importance. Aujourd’hui quelques familles s’y baladent, profitant de l’ombre des palmiers. Dans un coin de la place, des banderoles évoquent les traumatismes de la guerre des Malouines, tandis qu’une grosse barrière anti-émeute coupe la place en 2. J’interroge des policiers sur cette barrière, ils me répondent qu’ils craignent des manifestations mouvementées dans les jours (semaines ?) à venir.

Je marche un peu plus en j’entre dans le museo del bicentenario, célébrant le bicentenaire (oui oui !) de la déclaration d’indépendance vis à vis de l’Espagne. A l’intérieur une grosse masse d’info, où l’on apprend que l’Argentine a vécu beaucoup de périodes sombres au XXème siècle, et qu’elle n’est sortie de sa dernière dictature qu’en 1983. Le président élu cette année s’appelait d’ailleurs Raúl Alfonsín.

Après cette visite, je rentre à l’Asterion House Hostel, toujours à pied et je n’en ressort qu’après minuit pour rejoindre des suisses de l’auberge partis dans un bar du quartier. La capitale a pour réputation d’être une sacrée couche-tard, et ça se vérifie : il y a presque autant de monde dehors à minuit qu’à midi ! J’arrive au bar, qui se révèle être une vaste terrasse assez bondée. J’y retrouve les suisses, et là grosse coïncidence, un des musiciens rencontrés au microcentro me reconnait et vient me parler ! Dans un centre-ville aussi grand, recroiser quelqu’un c’est assez fou… Un peu plus tard, les deux musiciens commencent un concert sur une petite scène en palette, ils sont cette fois-ci accompagné par une chanteuse-guitariste, le résultat est plutôt réussi. Ils mélangent beaucoup de genre, avec du beat-box, du Bob Marley, du Mano Solo, de la musique latine… Après une soirée bien cool, je rentre me coucher au milieu de la nuit.

Dimanche 01/02

Après une grosse grasse mat’, lessive puis j’étends le tout sur le séchoir du patio. Avec la grosse chaleur d’aujourd’hui tout est sec en quelques heures. Au programme d’aujourd’hui, pas de visites, mais je me repose et je prépare la suite du voyage ! Je prendrai le bus pour Cordoba à 22h, beaucoup de bus de nuit sont des bus « cama » (couchette), ils sont réputés pour être très confortables ! J’espère qu’ils sont à la hauteur de leur réputation, y’a à peu près 10h de trajet.

Voilà, merci d’avoir lu toutes ces lignes, c’était difficile d’en faire moins tellement Buenos Aires est intense et pleine de vie !

N’hésitez pas à commenter si vous avez des questions/remarques !

Prochain billet en direct de Cordoba dans quelques jours.

Au revoir & ¡ buenos días !

Enfin !

Le grand départ c’est aujourd’hui, 17h, Aéroport d’Orly ! Comme à mon habitude tout est prêt à la seconde près, sacs OK, passeport OK, billet d’avion OK.

Sacs prêts !

Au programme : escale à Madrid puis arrivée à 9h du mat’ à Buenos Aires. Et puis après je reprends les cours… Ah non, j’ai oublié : j’ai 6 semaines libres avant ma rentrée à Cordoba !

J’ai déjà parlé de mon latino-trip à pas mal de gens ; l’idée de ce voyage c’est d’aller de ville en villes, de rencontrer des argentins, des chiliens, des péruviens, de voir du paysage, de marcher en montagne, de découvrir de nouvelles gastronomies, de nouvelles cultures… Et tout ça en allant à mon propre rythme, et en profitant de la grande souplesse des voyages en solo.

Une petite carte pour que vous puissiez visualiser mon futur trajet :

Trajet provisoire

Et qui dit grand continent dit looong trajet en bus !

Voilà, au revoir tout le monde, bye bye la France, Argentina me voilà !

Prochain billet en direct de Buenos Aires dans quelques jours.